Dans un appel à François Hollande initié par Esther Benbassa et Sergio Coronado, une cinquantaine d'intellectuel(le)s et d'élu(e)s pressent le président d'engager avant 2014 la réforme en faveur du droit de vote des étrangers, assurant que « notre pays se doit de reconnaître un nouveau type de citoyenneté, qui ne soit pas uniquement le fruit de la nationalité ». C'est ICI
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Vote des étrangers, vous avez dit ?
Un référendum à son sujet signera la mort de cette proposition même si en période électorale, ce "vote" promis et à venir permet de cliver une campagne sans coup férir, alors que l'économie, la justice sociale et la défense de la démocratie n'en sont plus capables, les projets étant les mêmes à l’UMP et au PS, tout en sachant que jamais la majorité nécessaire à son adoption ne sera réunie à l'Assemblée et au Sénat.
Quant à réclamer l'extension de ce droit à l'heure où tous les abandons de souveraineté (Traité de Maastricht, Lisbonne, TSGC) n'ont jamais été aussi nombreux et dommageables...
Commençons d'abord par défendre notre droit de vote à nous qui en sommes, jour après jour, dépouillés !
Difficile de ne pas noter que le vote des étrangers n’a rien à voir avec un quelconque « éveil d’un intérêt participatif pour les affaires de la cité contribuant à réduire la fracture entre les Français et les étrangers » car, dans le cas contraire, on ne trouverait pas ces taux d’abstention record parmi les français issus de l’immigration...
Ce droit de vote des étrangers concerne simplement le fait que l’on doit pouvoir voter là où l’on paie (ou paierait) ses impôts. Il n'y a donc pas grand-chose à attendre de ce droit... sinon rectifier ce qu'on pourrait appeler une anomalie démocratique, tout en sachant que l'exercice de ce droit de vote sera on ne peut plus minoritaire chez les intéressés pour la simple raison que... plus on est pauvre, moins on vote. Et les populations concernées par ce droit sont bien pour la majorité d’entre elles, des populations aux conditions de vie précaires : pensez seulement au Malien dans son foyer Sonacotra depuis 20 ans, salarié de Bouygues ou d'Eiffage…
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Il semble que les députés PS se contentent de sujets sociétaux pour ne pas avoir à traiter des questions économiques, financières et judiciaires : la défense du contrat de travail, la séparation des activités bancaires, le non cumul des mandats, l'indépendance de la justice, la restauration d'un système de santé publique, une réforme fiscale pour une meilleure justice, la lutte contre la corruption...
Des sujets qui demandent du courage et de la détermination.
Avec l'abolition de la prostitution et le "mariage pour tous", un grand classique d’une "gauche PS" de diversion (1), ce projet de loi qui n'a aucune chance d'aboutir !
Quant à ceux qui se répandent dans les médias à son sujet, le ton indigné et militant, c'est se donner le beau rôle à moindre frais. Certes, on peut même construire une carrière politique autour de ce thème, celui-là et d'autres encore (oui ! ça s'est vu !) - immigration, vote, racisme -, dans un camp comme dans l'autre !
Et alors que… pendant ce temps-là, dans les quartiers sensibles le rapport annuel de l’Observatoire national des zones urbaines sensibles (ONZUS), présenté le 16 novembre par sa présidente Bernadette Malgorn dresse un état des lieux catastrophique de l’état économique et social de ces territoires.
1 - Un PS eunuque : rien dans l'action - mais tout dans les poches d'ici cinq ans, un peu à l'image d'un Cahuzac ? Car, qui sortira de ce quinquennat plus pauvre qu’en y entrant ?