A l'heure où les bombes israéliennes ont re-commencé de parler...
Et parce qu'il ne faut jamais cessé de le dénoncer à l'heure où ce régime jouit, ici en France, d'un soutien quasi inconditionnel de la classe politique et des associations communautaires...
Une petite piqûre de rappel
(Billet de blog rédigé en 2009)
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Sioniste ? Vous avez dit Sioniste ? Mais… sioniste de quel sionisme ?
Le sionisme qui condamne le Peuple israélien qui tente de vivre dans les frontières reconnues par la communauté internationale, à ne jamais connaître la paix ?
Le sionisme, idéologie millénariste qui promet La sécurité à tout un Peuple au terme d'un « Grand soir » toujours remis à demain, repoussant chaque jour son avènement à une date aussi ultérieure qu’indéfinie quand enfin, nous assure-t-on, tous les ennemis du Peuple juif auront été vaincus ; alors que dans sa pratique et dans son exercice, cette idéologie ne cesse de nourrir en haine et en ressentiment féroces ces mêmes ennemis ?
Ou bien le sionisme dont on se doit de rappeler la politique à l’égard du Peuple palestinien: assassinats, meurtres, bombardements civils, colonisation, occupation, humiliation ; faisant peser sur quiconque tente de s’opposer à cette politique, une menace de mort certaine entre deux massacres de quelques milliers d’entre eux...
Le dernier en date : Gaza (1), janvier 2009, devant des médias muselés et une Europe muette ou quasi indifférente (Europe qu'on ne conspuera jamais assez !) : 1500 morts, 5000 blessés du côté des palestiniens. Au sujet de l'armée israélienne, d'aucuns ironisent : il semblerait que ses ''soldats'' (mercenaires ?) aient été trop occupés à tuer pour prendre le temps de mourir (et puis, pas de temps à perdre ! Il fallait que tout soit terminé pour Shabbat).
Ce rapport de 0 pour 1500 dans l'évaluation des pertes humaines lors de la dernière intervention de Tsahal, prouve une bonne fois pour toutes, et à toutes fins utiles, la supercherie, voire l'énorme mensonge qu'est la menace que les Etats de la région feraient peser sur la sécurité et l'existence d'Israël.
Et pour finir : un sionisme qui, en France, divise, manipule, calomnie, ne reculant devant rien, jusqu'au chantage à l'anti-sémitisme auprès des artistes de scènes, producteurs de radio et de télévision.
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Le sionisme est devenu un mot « imprononçable » quand on a un minimum de conscience morale (et politique ?!).
Aussi, à l'avenir... et à défaut de pouvoir encore évoquer le sionisme, on se contentera, du bout des lèvres de continuer de se déclarer favorables à l'idée d'un Etat juif pour les juifs seuls, tel qu'il est reconnu, aujourd'hui, par la communauté internationale, mais certainement pas... tel que cet Etat use et abuse du monopole de la force et de la violence à des fins d'expansion territoriale.
Quant au sujet du traitement que les médias de masse réservent à ceux qui osent dénoncer la politique colonialiste cet Etat israélien qu’il nous faut bien qualifier de « voyou », on peut sans exagérer affirmer que l'on n'a pas connu en France un tel climat de chantage moral et de terrorisme intellectuel exercés sur les institutions et ces mêmes médias, leurs producteurs, animateurs et journalistes (télés, radios et journaux) depuis l’ère communiste et stalinienne - l’URSS, ses satellites et ses relais - le PCF en particulier, avec ses intellectuels et ses sympathisants -, des années 30 aux années 70.
A moins d'être aveugle ou partisan, difficile de ne pas admettre que leurs méthodes sont étrangement identiques : insultes, discrédit, intimidation, calomnie, procès d'intention, amalgames, chantage affectif, chantage professionnel...
Face à de tels agissements, nous n'avons qu'un devoir : les dénoncer sans relâche si nous voulons continuer de protéger notre démocratie déjà mise à mal par une mondialisation tentaculaire sans visage et sans morale.
Tout en gardant à l'esprit le fait suivant : plus les "élites" médiatiques de la communauté juive s'évertueront à culpabiliser les populations européennes sur leur passé comme pour mieux pratiquer auprès d'eux un chantage à l'anti-sémitisme dans l'espoir de faire taire tous ceux que la politique israélienne révolte, plus... en contrepartie, comme un effet boomerang, ces populations européennes exigeront de cette élite un comportement au-dessus de tout reproche : moralement et intellectuellement ; comportement auquel cette même élite ne pourra pourtant pas se conformer puisque... dans l'obligation de défendre - et de protéger de l'opprobre -, un état à la politique... au mieux... immorale, au pire... a-morale ; dans tous les cas de figure, une politique en opposition directe et totale avec la civilisation européenne depuis la décolonisation.
Non ! Les européens ne feront donc pas de cadeau à cette "élite" toujours prompte à lui rappeler ses pogroms, son Vel d'Hiv (et Auschwitz quand vraiment ça se gâte) et plus particulièrement ces européens sans complexe issus de l'immigration et de la colonisation arabo-musulmane qui n'accepteront pas de partager l'histoire de l'anti-sémitisme européen et de ses crimes ; communauté qui est aujourd'hui - et on l'aura aisément remarqué -, la cible privilégiée d'une classe médiatique proche des Etats-Unis et d'Israël ; cible jusqu'au procès d'intention : sa religion, sa violence, son échec à l'intégration et son anti-sémitisme déguisé en anti-sionisme.
Là est le piège pour cette élite et cette communauté qu'elle est censée guider et éclairer car, si l'homme n'a pour pire ennemi que lui-même, il se pourrait bien que la communauté juive d'Europe ait pour pire ennemi : la politique de l'Etat d'Israël depuis 1967.
1 - Se reporter à l'ouvrage d'Esther Bebbassa - cliquez Etre juif après Gaza
Stephane Hessel... de... 4'32" à 5'30